Il y a trois ou quatre mille ans, les premiers navigateurs intrépides d'Asie du Sud-Est, voyagèrent en pirogues doubles (à voile) en bois et fibres tressées, grâce à leur connaissance du vent, des courants et des étoiles, vers l'Est, colonisant les archipels du centre (Cook, Tahiti et ses îles...) entre 500 av. J.C et 500 ap. J.C).
Ces grandes expéditions donnèrent naissance au “ triangle polynésien ” composé de Hawaii (au Nord), de l'île de Pâques (à l'Est) de Tahiti et ses îles (à l'Ouest) et de la Nouvelle-Zélande (au Sud-Ouest). Les différentes langues employées dans ces îles et issues de la langue ma'ohi témoignent de l'origine commune de leurs habitants.
L'implantation des Européens dans ces îles jusque-là isolées ne se fit pas sans heurt (conflit franco-tahitien de 1844 à 1846) ni préjudice : essor de l'alcoolisme, acculturation générée par le puritanisme des missionnaires qui interdirent la pratique d'arts traditionnels tels la danse ou le tatouage, ravages provoqués par l'introduction de maladies infectieuses. À l'époque de Cook, la population de Tahiti s'élevait à 70 000 habitants. Aux lendemains du protectorat, ils n'étaient plus que 8 500...
Au cours de la Première et de la Seconde Guerre Mondiale (Tahiti se ralliera à la France Libre), de nombreux insulaires partirent épauler les troupes françaises.
L'attachement aux français est pour eux difficile. Ce ne sont pas les tahitiens qui viennent chez nous mais nous qui venons profiter de ce coin de paradis. Ce qui implique une arrivée, sous entend pour la plus part un départ. En effet les contrats de travail et l'éloignement font que les français est souvent que de passage. Cela ajouté à un sens surdéveloppé de la hiérarchie, les relations avec les polynésiens est par conséquent assez limité. Les tahitiens proposeront peu d'organiser des dîners dans leur maison et iront rarement dîner chez des français.. Bien sur comme pour chaque règle il existe des exceptions démontrant le contraire... Vendredi, la veille du départ de Régis, la soirée s'est déroulée chez Odette et William autour d'un énorme méchoui et de chants tahitien version accoustique (7 guitards, youkoulélés...).